Facebook, ou la galère du reach des publications

« Le reach Facebook s’est effondré » – Février 2015

Moi, devant Facebook.



Avant de me lancer dans de grands discours, il faut savoir que le reach correspond à la portée organique d’une publication Facebook, c’est-à-dire le nombre de fans qu’elle va toucher.

Et c’est là qu’on rentre dans les choses funky. Il y a quelques années, au moment du décollage de Facebook et de l’arrivée des entreprises sur le réseau social, tout était rose et beau (ou presque). On avait espoir en créant sa page de pouvoir nouer un lien (à l’époque on parlait  de lien, de proximité même) avec nos fans, de créer une communauté. Il suffisait d’être sur Facebook, d’avoir un minimum de stratégie et de publier avec sérieux (c’est un peu raccourci, je vous l’accorde, mais je parle déjà beaucoup !).

Ca aurait été trop beau si c’était resté comme ça ! Désormais, toucher un fan, c’est la galère. Cela faisait plusieurs semaines / mois que l’on pouvait observer que même avec une publication bien rédigée, avec un partage de lien ou d’image, postée à la « bonne heure », les résultats étaient décevants. Et pour rendre la chose encore plus chouette, plus une page a de fans, plus cette portée des publications baisse.

Quand le reach *pourri* de Facebook énerve tous les CM.

Quand le reach *pourri* de Facebook énerve tous les CM.

 

– 32 % d’impressions organiques sur Facebook en 2014

Une étude Adobe dévoilée il y a quelques jours met des chiffres sur ce phénomène ressenti par de nombreux CM. Et là, pas de grosse surprise : les impressions organiques ont baissé de 32 % en 2014.

reach-facebook-fevrier-2015

La solution de Facebook : publier des vidéos

Mais attention, Facebook n’est pas un si « grand méchant », il y a encore moyen de toucher vos fans. L’étude montre d’ailleurs que le reach des vidéos continue fortement d’augmenter (tandis que le format texte perd de plus en plus de poids).

+ 36 % d'interactions pour les liens, les vidéos en augmentation, les posts textes en chute.

+ 36 % d’interactions pour les liens, les vidéos en augmentation, les posts textes en chute.

Oui… Mais là encore, pas de n’importe quelles vidéos : pas le lien YouTube que vous allez insérer, plutôt les vidéos importées dans Facebook. Autrement dit, Facebook nous enferme petit à petit (comme Google) dans sa bulle : on ne publie plus ce que l’on veut (mêmes, textes ou images seules), mais ce qui doit être le mieux pour Facebook et son algorithme, pour espérer toucher quelques personnes, qui, peut-être déjà noyées dans un flot d’informations sur leur interface Facebook n’accorderont que peu d’importance à notre contenu.

Le « fric », c’est chic

L’algorithme qui fait le tri dans toutes les publications Facebook est pensé pour apporter le contenu le plus adapté à chaque utilisateur. Il est censé nous pousser à fournir le meilleur contenu pour l’internaute, et non pas à l’envahir de 10 publications de « like si tu aimes cette image » juste pour avoir un pseudo taux d’engagement élevé. Bon,  il nous force surtout de plus en plus à utiliser Facebook Ads pour mettre en avant notre page dans ce raz-de-marée d’informations.

L’autre solution ? Opter pour d’autres réseaux sociaux

Pour ma part, j’ai décidé d’arrêter de me prendre la tête avec Facebook, d’arrêter de passer trop de temps à faire des publications au top pour un reach aussi faible. J’avais l’impression de perdre mon temps pour ne toucher que quelques personnes. Du coup, je n’ai pas quitté Facebook, mais je l’ai relégué au second plan dans ma stratégie réseaux sociaux, optant pour du Google+, du Twitter (même si celui-ci manque cruellement de nouveautés), Instagram ou du Pinterestavec lesquels j’ai autant de visiteurs sur certains sites que par Facebook.

Déjà, on s’y ennuie beaucoup moins : un commentaire ou un échange avec un internaute n’y est pas un miracle, les bugs y sont beaucoup moins présents et puis surtout on est libres. Libres de publier ce que l’on veut sans se soucier d’avoir un reach.

Alors peut-être est-il temps d’arrêter de ne jurer que par Facebook et de descendre certains autres réseaux sociaux pour aller justement y faire un petit tour ?

Et vous, comment avez-vous adapté votre stratégie face à la baisse du reach des posts organiques de Facebook ?

Pour aller plus loin

 

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